Famille déplacée de Bonabérie

 Madame FAN, veuve, la quarantaine avec ses 5 enfants entre (10 et 18 ans) à charge, dont 3 filles scolarisées et deux garçons qui étaient chacun dans une école de formation professionnelle. Mme FAN et sa famille n’étaient pas riches, mais ils avaient une bonne situation sociale dans leur village à Ekona dans le Sud-ouest, Cameroun. Du jour au lendemain, la famille FAN a été obligée de fuir à cause de la guerre qui sévit actuellement dans sa région. Elle s’est réfugiée à Douala, plus précisément à Bonabérie, où une âme de bonne volonté les a recueillis provisoirement dans un 4 pièces insalubre, où dormaient déjà neuf personnes déplacées de guerre. Avec toute sa famille, ils se sont ainsi retrouvés à quinze personnes dans cet appartement, dormant à même le sol, les uns contre les autres, dans une cohabitation malsaine.

     Les Amazones originelles ont pu leur offrir des moustiquaires car il y a beaucoup de moustiques dans ce secteur, des colis alimentaires variés, composés de denrées impérissables et des produits alimentaires frais du marché. Madame Fan dans le souci de se protéger, elle et toute sa famille n’a pas accepté être prise en photo, ni accepté d’interview. Mais aux dernières nouvelles le propriétaire de la maison leur aurait de payer un loyer par personne dormant dans la maison, ou sinon de libérer les lieux. Madame Fan serait donc sdf aujourd’hui à Douala avec toute sa famille désœuvrée à sa suite. Nous en appelons a toute personne de bonne volonté souhaitant apporter une aide de quelque nature que ce soit à cette famille de bien vouloir de bien vouloir prendre contact avec les amazones de France ou du Cameroun.

     Merci

tous ici sont victimes de cette sale guerre

Filles mères de Buéa violées et abandonnées ( en situation de précarité) Parties de leur village dans la région de Manfé, en pleine nuit suite à l’irruption d’un groupe de commandos de de l’armée Camerounaise qui a mis le feu à plusieurs maisons et tué plusieurs personnes, ces  deux jeunes filles sont parties précipitamment sans aucun bagage pour rejoindre la ville la plus proche( Buea) en marchant à travers la forêt. Malheureusement pour elles, le périple fut cauchemardesque : Elles sont tombées tours à tours sur des groupes de rebelles et sur des groupes de soldats réguliers qui, tous, les ont séquestrés pendant plusieurs semaines, et les violaient tous les jours à tour de rôle. Après douze mois de calvaire, elles arrivent enfin à Buea toutes les deux enceintes de plusieurs mois, sans rien savoir de l’identité de leurs violeurs. Malgré cela elles ont mené leurs grossesses à terme et accouché de leurs bébés.

     Une fois informées, les Amazones Originelles ont volé à leur chevet pour leur porter secours; lors de la prise de contact, l’une des deux avait déjà accouché : Nous lui avons préparé des colis alimentaires et vestimentaires pour elle et pour son bébé. Pour l’autre qui était encore enceinte, nous avons préparé une layette décente pour le jour de son accouchement, et nous l’avons accompagné dans le suivi médical jusqu’à son terme.

Madame Koloko, âgée de 56 ans est une déplacée de guerre, qui a fuit son village malgrés elle. Bien que Bamiléké (ressortissante de l’ouest Cameroun), l’origine ethnique de ses géniteurs, madame Koloko s’estime originaire du sud-ouest car elle est née, elle a grandi, elle s’est mariée et elle a fait toute sa vie à kumba. Après le décès de son mari, elle continué à vivre sans soucis à Kumba, jusqu’à ce que la guerre commence, elle n’a plus jamais eu de paix, car les rebelles lui rappelaient constamment qu’elle est Bamiléké, donc Francophone et qu’elle devrait partir parce que tous les Francophones sont considérés comme des traîtres au milieu des anglophones. Madame Koloko a ainsi été forcée de partir de son foyer avec toute sa famille pour se rendre à Yaoundé, sans aucun moyen de survit. Elle a été obligée d’en appeler à l’aide aux âmes de bonnes volontés pour l’aider à nourrir sa famille quotidiennement, et à payer la scolarité de ses enfants et petit fils.

Informées de sa situation, les Amazones originelles ont organisé une vaste campagne de collecte de fonds faveur de madame Koloko, en communiquant son numéro de téléphone afin que l’argent puisse lui être envoyé directement ; car elle-même était une dame au grand cœur dans son village et elle a aidé plusieurs personnes nécessiteuses à Kumba et ses environs. L’action fut une réussite car plusieurs âmes de bonne volonté ont réagi en lui envoyant, qui 5euros, qui ce qu’il peut, chacun à la limite de ses possibilités.

Madame koloko vit toujours dans la précarité jusqu’à ce jour à Yaoundé, en attendant la fin de cette maudite guerre pour pouvoir retourner dans son village (si sa maison n’a pas été détruite ou brûlée). Merci d’avance de continuer à aider cette brave femme, financièrement, matériellement, même seulement avec une parole d’encouragement pour lui redonner espoir dans ses moments de détresse.

Merci