mission sauver la maman du combattant

La région du Nord Cameroun est aux prises depuis plusieurs années avec la secte boko haram. Notre compatriote Ahmed A, originaire de cette région en guerre et recherché en même temps par l’armée régulière pour être enrôlé de force dans leurs rangs, avait dû fuir son village et son Pays pour s’expatrier en côte d’Ivoire afin de ne pas subir les affres de la guerre. Mais pendant son séjour à l’étranger sa maman est tombée gravement malade et abandonnée à elle-même dans son village à Figuil ; sans argent et sans aucun soin médical.

Depuis Abidjan en côte d’Ivoire, Ahmed A. a appelé au secours les Amazones originelles pour aller au chevet de sa maman gravement malade ; car lui-même ne peut pas aller Cameroun (il est fiché et recherché, comme tous activistes de la diaspora).

      Une fois informé, les Amazones Originelles ont déplacé une équipe de 4 Amazones, accompagné d’un ange gardien, pour aller prendre soin de la maman d’Ahmed A. Parties de Douala (région du littoral) en transport publics, les Amazones ont atteint Figuil (région du Nord) après trois jours d’un pénible voyage à travers plusieurs villes et villages du Cameroun. La maman, âgée de 75 minimum a été retrouvée dans un semi coma aux urgences de l’hôpital régional de Garoua, car son état s’était empiré la veille et les voisins du village se sont vus obligés de la transporter tant bien que mal aux urgences de l’hôpital situé dans la ville la plus proche.

     Les Amazones sont arrivées aux premières heures du matin et ont payé tout de suite tous les frais nécessaires de consultation, de laboratoire, et toutes les ordonnances en attentes pour permettre une prise en charge rapide la maman. Après deux jours passés à l’hôpital, dormant à même le sol au chevet de la maman pour s’assurer de la bonne prise en charge et le respect des protocoles de traitement, les Amazones et ange gardien ont repris la route pour trois jours de  voyage encore, jusqu’à Douala, leur lieu de résidence. Mais avant de partir, le médecin traitant de la maman ainsi que plusieurs autres employés de l’hôpital régional de Garoua ont témoigné favorablement pour saluer et féliciter l’action des Amazones Originelles auprès de la maman, nous invitant à revenir plus souvent, ou à rester en contact, car ils sont confrontés tous les jours à des situations de désespoir de plusieurs familles qui regardent souvent  mourir des êtres chers, totalement impuissants et démunis… Mais faute de moyens logistiques et financiers, il nous est difficile de mener constamment de telles actions d’envergure. Néamoins nous avons installé une cellule Amazone Originelle sur place à Garoua, chargée de détecter et de nous faire parvenir les cas les plus désespérés de personnes abandonnées ou en situation de détresse.